L’utilisation de bâtiments en attente de réaffectation par les collectifs culturels.

Un grand nombre de bâtiments sont vides à Bruxelles et en Région Wallone.

Ces bâtiments attendent une affectation, une rénovation, une démolition parfois durant plusieurs années.

Dans certains cas, ils deviennent des chancres qui créent des zones d’insécurité qui rayonne sur le quartier.

Le choix de faire ce débat à Bouillon Kube repose sur l’expérience que Jean-Philippe Renaud et Aurélien Merceron mènent depuis plusieurs années.

Les premiers pas se sont fait par l’occupation de bâtiments sans permission et l’évolution du projet les a amené à pouvoir négocier ces occupations dans le cadre de conventions d’occupation précaire.

La vocation du projet est de permettre à des artistes et à des créateurs de disposer de lieux de travail et de répétition pour la création et la production de leurs spectacles.

La contrepartie étant une participation aux activités du collectif sous forme de représentations, expositions, performances.

La réussite de ce projet repose sur plusieurs éléments qui lui ont donné du sens.

  • ·      L’implication des membres dans le projet,
  • ·      Un travail de fond sur le quartier et avec les associations cultuelles et artistiques de St Gilles.
  • ·      Des interventions dans l’espace public en partenariat avec la commune.
  • ·      La constitution d’un réseau de partenaires et de collaboration qui s’est construit avec le développement de l’activité.

Les propriétaires de ces bâtiments sont des entreprises privées, les villes et communes, les Provinces, la Régie des Bâtiments, les CPAS, les universités, La Fédération Wallonie Bruxelles et bien d’autres.

La Région Bruxelles Capitale , en partenariat avec les communes et les associations travaille ce sujet au travers des Contrats de Quartiers, comment les associations et les collectifs peuvent participer à ces dynamique pour les renforcer sur le plan culturel ?

L’objectif de ce débat est de trouver des pistes de collaboration avec ces propriétaires pour permettre à ces bâtiments de vivre une transition urbaine en y développant des ateliers, lieux de répétition et lieux de stockages pour le matériel des compagnies ou pour des œuvres que les artistes ne peuvent stocker chez eux.

L’avantage pour ces propriétaires est d’être assurés d’une surveillance qui évite le vandalisme et la détérioration de leur bien grâce à ces occupations.

L’avantage pour la culture est de permettre aux artistes de disposer de lieux de travail et de favoriser la création.

L’avantage pour les quartiers qui hébergent ces lieux est la dynamique socioculturelle qui se met en place au travers des actions de cohésion sociale et d’éducation permanentes qui se développent autour de ces lieux et favorisent les rencontres et le dialogue.


Comments